
On cherche souvent une table basse pendant des semaines sans jamais trouver le bon modèle. Trop massive, trop froide, trop banale… Et pourtant, il existe une alternative à laquelle on pense rarement : remplacer sa table basse par un ottoman.
C’est, à mon sens, l’une des meilleures façons d’apporter du caractère, du confort, de la texture et de la chaleur à un salon.

Il en existe de toutes sortes : ronds, rectangulaires, carrés, petits ou très généreux, avec ou sans pieds, unis ou recouverts d’un tissu fort et intéressant.
Et c’est justement là que ça devient intéressant : un ottoman permet d’introduire du tissu et du motif au cœur du salon — et ça, ça change tout.

L’avantage d’un ottoman table basse, c’est qu’il apporte immédiatement du tissu au centre de la pièce.
Ce n’est pas toujours facile à dénicher.
On en trouve beaucoup en Angleterre, dans des enseignes comme Oka qui livrent en France (attention toutefois aux frais de douane). C’est un peu plus difficile en France alors j’ai sélectionné quelques modèles que j’aime bien (voir plus bas) pour vous rendre la tâche plus facile 🙂
Mais ce que je préfère personnellement, c’est de dénicher un ancien ottoman en brocante ou chez Selency, puis de le faire retapisser par un tapissier avec un tissu que j’aime. C’est une façon de donner une seconde vie à une pièce, tout en obtenant un meuble unique, parfaitement adapté à son intérieur.
On peut aussi en faire fabriquer un sur mesure par un tapissier local : il suffit de définir la taille, la hauteur et le tissu, et le résultat est souvent superbe. C’est un investissement mais c’est le genre de pièce qu’on garde très longtemps.

Beaucoup pensent que ce n’est pas très fonctionnel, mais en réalité, avec un grand plateau, c’est tout à fait pratique : on peut y poser un café, un verre, un bouquet ou quelques livres. Et c’est bien plus chaleureux qu’une table basse en bois ou en verre.

Côté sécurité, je trouve même que c’est plus adapté avec des enfants : pas d’angles saillants, une assise souple — si on se cogne, ce n’est pas grave.
Et beaucoup d’ottomans offrent un rangement intégré : parfait pour les plaids, les jouets ou (dans mon cas) les déguisements des enfants.

En somme, l’ottoman est une pièce à la fois belle, confortable et pratique, qui apporte tout de suite un supplément d’âme au salon.
Et quand on le choisit bien, c’est souvent lui qui fait toute la différence.
Ma sélection :

Si vous aimez ce type de conseils, vous apprécierez aussi mon article sur le choix d’un papier peint intemporel.

Une cuisine intemporelle et chaleureuse, c’était ce que j’avais en tête il y a trois ans, lorsque j’ai imaginé ma cuisine. Plus précisement, j’avais trois objectifs. Le premier, c’était de créer une cuisine fonctionnelle, car une cuisine reste avant tout un espace de travail et de préparation. Le deuxième, c’était qu’elle soit élégante et intemporelle, car c’est un investissement important, et je ne voulais pas courir le risque de m’en lasser. Et enfin, le troisième : créer un espace vraiment chaleureux, où toute la famille aurait envie de passer du temps. Pour moi, la cuisine, c’est le cœur de la maison et on n’y fait pas seulement la cuisine : on discute, on travaille, on se détend, on dessine, on joue…
Trois ans plus tard, je peux dire que certains choix ont vraiment tenu leurs promesses.
Voici les six décisions que je referais les yeux fermés.

Il y a quelques semaines, j’ai partagé un réel sur ce sujet, et j’ai reçu pas mal de retours de personnes qui disaient ne pas comprendre l’intérêt — certaines trouvaient même ça parfaitement inutile.
Moi, au contraire, je pense que c’est l’un des meilleurs choix que j’ai faits dans cette cuisine.

D’abord, je trouve que c’est très élégant. Visuellement, ça donne une vraie allure à la pièce, quelque chose de structuré et de chic.
Mais au-delà de l’esthétique (qui peut ne pas plaire à tout le monde, je le reconnais), c’est aussi très pratique : ça évite de se retrouver avec cet espace vide entre les meubles et le plafond qui ne sert à rien, à part accumuler la poussière et les graisses.
Et surtout, ça permet de gagner du rangement. Chez moi, la hauteur sous plafond est de 3,19 m, donc oui, c’est haut. Mais évidemment, je n’y range pas ma vaisselle du quotidien! Mais pour tous ces objets qu’on n’utilise qu’occasionnellement — comme mon service de Noël ou la décoration de table pour les anniversaires, par exemple — c’est parfait. On ne les voit pas, ils ne prennent pas de place ailleurs, et ils sont à l’abri.
J’ai eu la chance de pouvoir dessiner ma cuisine moi-même et de la faire fabriquer par des artisans.
Mais si ce n’est pas votre cas, et que vous passez par un cuisiniste plus classique, vous pouvez tout à fait obtenir un rendu similaire en ajoutant ce qu’on appelle des surmeubles au-dessus des éléments hauts.
Et pour créer une jolie transition entre les meubles et le plafond, vous pouvez même ajouter une corniche, peinte dans la même teinte que les meubles. On en trouve par exemple chez Orac et c’est un petit détail qui fait une vraie différence.
Concernant le style, je voulais trouver le bon équilibre entre traditionnel et contemporain.
Je voulais une cuisine chaleureuse, mais sans aller vers un esprit rustique, de peur de m’en lasser avec le temps.
J’ai donc opté pour des portes à cadres, mais sans moulure, pour éviter le côté “campagne” — qui est très joli mais plus vite « daté ».
Pour la couleur, j’ai choisi Creamy White de Benjamin Moore, un blanc crème doux et lumineux, qui crée un joli contraste avec l’îlot central que j’ai fait teinter en chêne foncé.
L’ensemble fonctionne très bien à mes yeux : ni trop classique, ni trop contemporain… Juste intemporel, exactement ce que je recherchais.
Quand on conçoit une cuisine, il faut vraiment penser à l’usage réel, au quotidien. Pas seulement à l’esthétique, mais à ce qu’on fait chaque jour dans cet espace.
De mon côté, j’avais envie de pouvoir accéder facilement à l’électroménager que j’utilise tous les matins, sans que ça encombre visuellement la pièce. J’ai donc prévu un placard dédié, conçu comme une vraie station petit-déjeuner.
À l’intérieur, j’ai installé ma machine à café, que j’utilise tous les jours. J’avais prévu plusieurs prises pour pouvoir y brancher aussi le grille-pain ou la bouilloire électrique si besoin. L’idée, c’était vraiment de tout anticiper, pour pouvoir garder une cuisine épurée, sans rien avoir à sortir ou à cacher en permanence.
Gros plus : le meuble est équipé de portes escamotables — ces portes qui s’ouvrent puis rentrent à l’intérieur du placard. C’est un système que je recommande à 100 % : aucune gêne, aucune porte qui reste en plein passage, tout reste ouvert si besoin, sans encombrer l’espace.


Et si j’avais pu aller encore plus loin, j’aurais prévu une arrivée d’eau dans ce placard, directement pour la machine à café. Ce n’est pas le cas ici, mais si vous êtes en pleine conception, c’est le genre de détail qui change tout à l’usage!
Très souvent, les poignées sont choisies à la va-vite, en fin de projet, comme un détail sans importance. On prend ce que propose le cuisiniste, un modèle standard, sans vraiment réfléchir. Et pourtant, c’est un élément clé dans le rendu final d’une cuisine. Pour moi, c’est même parfois plus important que le choix des façades. Ce sont les poignées qui vont apporter du caractère et donner une vraie identité à l’ensemble.
Je conseille toujours de privilégier des matières nobles, qui vont bien vieillir dans le temps et d’éviter les métaux peints ou les finitions « dorées » ou « or » trop brillantes, qui s’abîment vite et perdent tout leur charme. Personnellement, j’ai choisi du laiton naturel brut, aussi bien pour la robinetterie que pour les poignées.
Au départ, le laiton est très doré, presque brillant… puis il se patine avec le temps, noircit légèrement, évolue. C’est ce que je recherchais : une matière vivante, changeante, qui raconte quelque chose.
Et côté entretien? Franchement, aucun souci. Je n’utilise aucun produit particulier, et il ne marque même pas les traces d’eau. C’est d’une facilité déconcertante, et plus les années passent, plus je le trouve beau.
Autre conseil important : osez mixer les formes, tout en gardant une cohérence de matière.
On peut combiner poignées, boutons, loquets, coquilles… Cela évite un rendu figé ou trop rigide, et donne une vraie richesse visuelle à l’ensemble. Le tout, bien sûr, c’est de rester dans la même finition, pour garder une unité.

Pour les références :
– Mon robinet vient de chez Robinet Margot
– Et mes poignées de chez Armac Martin
À la base, je rêvais d’un marbre pour mon plan de travail. J’hésitais entre un marbre de Carrare ou un Calacatta. Je savais que ce serait plus fragile, que j’aurais des taches, des rayures, un côté poreux… mais j’étais prête à l’accepter.
Et puis, au fil de mes recherches, je suis tombée sur le Taj Mahal, un quartzite naturel. J’ai tout de suite été séduite par ses nuances chaudes et très douces. Et l’avantage c’est qu’il est beaucoup plus résistant que le marbre, moins poreux, plus adapté à un usage quotidien. Autant dire que j’étais ravie car je retrouvais l’élégance du marbre, sans ses inconvénients.

J’ai choisi une finition adoucie plutôt que brillante, pour un rendu plus naturel, plus mat, presque poudré. Je trouve que cela apporte de la douceur visuelle, et surtout, les traces d’eau et les micro-rayures se voient beaucoup moins que sur une surface polie.
Petite astuce si vous envisagez ce type de pierre :
Pour optimiser un peu le budget, j’ai fait poser le plan en 3 cm d’épaisseur sur l’îlot, pour un effet plus généreux, et je suis restée en 2 cm sur les parties périphériques. C’est une façon simple de jouer avec les volumes tout en maîtrisant les coûts!
Oui, j’ai mis du parquet dans ma cuisine. Et oui, ça tient très bien! C’est chaleureux, confortable, doux sous les pieds, et franchement… bien plus simple à entretenir que ce qu’on imagine.
Avec une bonne finition (j’ai choisi un parquet avec une finition vernie), c’est tout à fait possible — et c’est ce qui donne cette atmosphère si accueillante à la pièce.
Pour la référence, c’est le parquet European de chez Cabbani (version Rustic light et format Designer)

Si vous voulez savoir comment donner du caractère à une cuisine, je vous invite à lire mon article sur le sujet!
Et vous, qu’est-ce que vous referiez sans hésiter dans votre cuisine?
Ou au contraire… qu’est-ce que vous ne referiez jamais?

Lorsqu’on pense à la décoration d’une chambre d’enfant, on a souvent en tête des ambiances très marquées : soit des chambres ultra genrées (bleu pour les garçons, rose pour les filles), soit des espaces très épurés mais parfois un peu froids. Pour cette chambre, je voulais tout autre chose : une chambre d’enfant chaleureuse et intemporelle, un véritable cocon où mon fils pourrait rêver et grandir.

Mais ce projet a connu un petit rebondissement…
À l’origine, cette chambre était pensée pour mon bébé de 15 mois. J’avais choisi une tapisserie avec des petites étoiles de Little Green, à la fois douce et intemporelle, parfaite pour une ambiance enveloppante. (Vous pouvez voir mon article consacré au choix de la tapisserie ici) Mais mon fils aîné, qui a presque 5 ans, a eu un véritable coup de cœur pour cette pièce et m’a demandé s’il pouvait l’avoir pour lui.
Comme son petit frère n’avait pas encore voix au chapitre 🙂 , j’ai accepté, en réajustant légèrement la déco pour que l’ensemble corresponde davantage à un enfant de son âge. Heureusement, en ayant misé sur des éléments intemporels dès le départ, la transition s’est faite très naturellement.
Mon approche de la décoration repose toujours sur le mélange des matières et des époques. Je trouve qu’une pièce devient chaleureuse lorsqu’on combine :
✔ Des textures variées : ici, du lambris peint en soubassement, une tapisserie étoilée, un tapis à motifs, des coussins brodés et un couvre-lit en patchwork. C’est l’accumulation de ces matières qui donne du relief et une sensation d’espace vivant.

✔ Des contrastes de motifs : le motif du tapis répond aux étoiles de la tapisserie et aux touches graphiques du linge de lit. Il ne faut pas avoir peur de mélanger les imprimés, car c’est ce qui donne du relief et de la personnalité à une pièce.
✔ Des objets chinés qui apportent du charme : les cadres sont accumulés sur les murs, mêlant illustrations modernes et peintures anciennes. Le côté imparfait d’un cadre chiné ou d’une illustration vintage donne tout de suite de la profondeur et une âme à la pièce.

✔ Du mobilier à l’âme affirmée : un lit en bois massif de style anglais, un banc rouge pour dynamiser la pièce et des bibliothèques ouvertes en bois brut, que je pourrai éventuellement peindre plus tard.
✔ Un luminaire qui structure l’espace : j’ai choisi une suspension en rotin ondulée, qui ajoute une touche organique et adoucit l’ensemble. Le luminaire est souvent sous-estimé dans une chambre d’enfant, mais il joue un rôle clé dans l’ambiance générale.
Avant même de commencer cette chambre, j’avais partagé mon moodboard sur Instagram. Et les réactions étaient… mitigées. Certains adoraient, d’autres trouvaient l’association des couleurs et des motifs surprenante, et beaucoup ne voyaient pas encore où je voulais en venir. Mais moi, j’étais sûre de ma direction.

C’est toujours un bon rappel qu’en déco, il faut oser ses choix et ne pas se laisser influencer par des avis extérieurs qui, souvent, n’ont pas la vision globale. Une ambiance prend tout son sens une fois en place, avec les bonnes textures, les bons contrastes et le bon équilibre. Et au final, cette chambre correspond exactement à ce que je voulais : un espace chaleureux, intemporel et plein de caractère.
Moralité : osez ! Si vous aimez une association, un motif, une couleur… faites-vous confiance. C’est comme ça qu’on crée une déco qui a du charme et qui nous ressemble vraiment.

L’une des astuces majeures pour une chambre cosy, c’est de ne pas négliger les plafonds. Ici, j’ai peint le plafond et les soubassements dans une teinte qui crée un effet « boîte » et rend l’espace immédiatement plus chaleureux. C’est un détail qui change tout.
Les meubles aussi jouent un rôle clé. J’ai choisi un lit anglais en bois massif de chez Scumble Goosie, qui apporte du cachet à la pièce. Pour le rangement, des bibliothèques ouvertes en bois brut de Astideco.fr, sans traitement, dans un esprit naturel et évolutif.

Enfin, je voulais que chaque élément de cette chambre soit pensé pour durer. Contrairement aux meubles « jetables » ou très marqués par des tendances éphémères, j’ai sélectionné des pièces qui traverseront le temps, évolueront avec mon fils et pourront être réutilisées dans d’autres espaces.
Ce projet m’a confortée dans l’idée qu’une chambre d’enfant n’a pas besoin de suivre les codes classiques pour être réussie. Mélanger les motifs, jouer avec les contrastes, accumuler des éléments de différentes époques… Tout cela contribue à créer un univers unique, où l’enfant peut se sentir bien et grandir dans un cadre inspirant.

Et surtout, oser faire des choix forts, même s’ils ne font pas toujours l’unanimité au premier regard ! C’est dans l’audace qu’on crée les plus belles atmosphères.


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